
L’atmosphère terrestre agit comme une serre et maintient actuellement à la surface de la planète une température moyenne de +15°C. Sans cet effet de serre naturel, il ferait sur Terre -18°C et la vie n’aurait pas pu s’y développer. L’effet de serre est dû à plusieurs gaz présents dans l’atmosphère (moins de 1%) : essentiellement de la vapeur d’eau, du gaz carbonique (CO2) et du méthane.
Le GIEC dispose des éléments scientifiques permettant d’établir la responsabilité de l’activité humaine dans l’intensification de l’effet de serre et donc du changement climatique : si dans les 10 ans on ne réduit pas sensiblement l’accumulation des gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère, on risque en 2050 d’atteindre des niveaux de concentration pouvant avoir des effets désastreux incontrôlables.
…Notamment liées à la consommation d’énergie (transports, chauffage, activités industrielles...)Nos activités quotidiennes et notamment notre consommation d’énergie entraînent l’émission de gaz à effet de serre. Le principal gaz à effet de serre d’origine anthropique (émis par l’activité humaine) est le CO2. Mais il y a aussi le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N20) et les gaz fluorés (HFC,PFC,SF6). Selon le GIEC, les 3/4 des émissions anthropiques de CO2 proviennent de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz).
Les gaz à effet de serre sont principalement produits par l’activité économique des pays développés. Un américain produit 20 tonnes de CO2 par an, tandis qu’un européen en produit 8,5 tonnes, un chinois 2 et un africain 0,9 (production 1998).
La situation est donc alarmante car tous les pays de la planète (certains très peuplés comme l’Inde et la Chine) cherchent à s’aligner sur le modèle occidental et contribueront bientôt très fortement à l’augmentation du réchauffement terrestre.
En France, tous gaz à effet de serre confondus, il faut savoir que 78% des émissions sont liées à la consommation d’énergie au travers :
Les 22% restants sont des émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité agricole (19,4%) et au retraitement des déchets (2,6%)